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Les députés européens du PDE nous disent pourquoi ils ont choisi de se battre pour l'Europe

Les langues, les cultures, les différences régionales et les initiatives locales doivent être chéries car elles constituent le principal atout de l'Europe.

Quels sont les enjeux de la présidence française de l’Union Européenne ?

Conference bordeaux

Initialement prévu sous la forme d’un « dîner-débat », cet échange a finalement eu lieu en visio-conférence sur demande des organisateurs dans un esprit de responsabilité dans un contexte de dégradation de la situation sanitaire.

Onze jours avant le début de la Présidence Française de l’Union européenne (PFUE), le Parti Démocrate européen a souhaité réunir des acteurs quotidiens de l’Union européenne afin de mettre en avant les enjeux de cette PFUE et l’avenir de l’UE qu’elle tracera pour les six prochains mois. Mais la PFUE n’était pas la seule composante de l’évènement, le PDE ayant la volonté de s’inscrire pleinement dans la continuité de la Conférence sur l’Avenir de l’Europe avec cette visio-conférence par son côté proactif et participatif, avec une priorité donnée à l’échange entre l’ensemble des participants.

L’eurodéputée française Fabienne Keller et les membres du PDE, la députée européenne française Laurence Farreng et le député régional basque et ancien secrétaire général des affaires étrangères à la présidence du gouvernement basque, Iñaki Aguirre étaient accompagnés par Fabien Robert, Secrétaire général adjoint du MoDem, et Xavier Sota, journaliste au journal régional Sud-Ouest qui se sont prêtés au jeu de la modération.

La première moitié du temps d’échange de l’évènement a porté sur de vastes sujets et notamment l’ambition de la feuille de route de cette PFUE, la réforme à mener de l’espace Schengen, la manière dont l’UE peut lier économie et défi climatique, avec bien sûr une partie dédiée au plan de relance européen sur fond de crise sanitaire.

Sur la dernière moitié de la soirée, un autre type d’échange a eu lieu, durant lequel l’ensemble des participants à la visio-conférence a pu faire part de ses propositions pour la Conférence sur l’avenir de l’Europe, débattre des positions prises durant les échanges et questionner sur divers sujets.

Quid de cette PFUE ?

Cette PFUE de 2022 sera la 13ème de l’histoire de la France. Au « menu » de ces six mois de présidence française, le Président Emmanuel Macron a dessiné plusieurs axes structurants, que Xavier Sota a souhaité interroger et mettre en avant : relance économique, pacte vert, espace Schengen, régulation des GAFAM...

Le maître-mot de ces discussions a été « l’ambition » que se devait d’avoir l’UE dans ces six mois. Il a notamment été martelé par Laurence Farreng, rappelant que la crise COVID avait permis à l’UE de se donner les moyens de ses ambitions, avec un plan de relance pour les 27 (dont plus de 30% est dédié à des investissements en lien avec la transition énergétique, comme le soulignerons tous les intervenants au fil de la discussion), qui préfigure une ambition renouvelée et assumée pour la PFUE 2022.

En lien avec cette thématique, l’ensemble des intervenants a eu le temps de s’exprimer sur la question du leadership, de l’image de l’Union européenne. Laurence Farreng a rappelé les signes encourageant pour une Union (pro)européenne que la nouvelle coalition allemande donnait, alors même que des questionnements après la clôture du (des) chapitre(s) Merkel. Mais l’UE ne se résume pas au couple franco-allemand, comme l’ont rappelé nos trois intervenants, parlant tour à tour de l’action de Mario Draghi, tout comme l’évolution des « frugaux » et notamment des Pays-Bas sur les « lignes rouges » qui sautent, préfigurant d’un avenir européen avec un leadership plus fort et unitaire.

Mais parler de l’UE ne saurait se résumer à ses 27 membres. C’est ce que n’a eu de cesse de répéter Fabienne Keller, fidèle à ses engagements et qui revenait d’un déplacement à la frontière polonaise, nous rappelant l’actualité de la crise migratoire avec la Biélorussie, qui instrumentalise ces migrants pour faire pression sur l’UE. Il était impossible de ne pas enchainer avec le sujet de la réforme de l’espace Schengen, sujet âprement débattu non seulement par nos trois intervenants mais aussi sur l’espace « chat » de la visio-conférence. Ce n’était ni le premier ni le dernier des sujets qui a éveillé l’intérêt et les commentaires constructifs et instructifs de ces spectateurs acteurs de la conversation.

Sur le plan de relance, qui a occupé une autre grande partie des échanges, Iñaki Aguirre a souhaité rappeler l’ensemble de la conditionnalité (notamment sur le respect de l’État de droit conditionnant les aides, une autre première et étape importante pour l’UE) qui démontrent une Europe non pas béate comme certains prennent plaisir à la décrire, mais bien ancrée dans le réel et conscient des rapports de force nécessaires et qui Europe qui apprend du passé. Le réel et le concret, c’est exactement ce que le député basque a loué en long en large et en travers, rappelant les multiples apports de l’UE territorialisé et qu’il a l’occasion de voir au quotidien au Pays basque. Un apport territorialisé qui n’a pas attendu le plan de relance pour exister, mais à qui ce plan permettra de donner une impulsion nouvelle et d’autant plus grande.

L’échange refusant de se censurer quelconque thématique, c’est tour à tour les problématiques du respect de l’État de droit, la réponse de l’Europe à la crise de 2008 et le parallèle avec sa réponse à l’actuelle crise sanitaire, la montée des populismes et la manière de les combattre qui ont été abordés.

N’étanchant pas la soif de l’ensemble des autre participants et spectateurs, les débats se sont continués à travers les questions du « public » qui, elles, traitaient tout autant de l’intérêt de la Conférence pour l’Avenir de l’Europe (Laurence Farreng étant toute particulièrement impliquée dans le processus, rappelant le nombre important de contributions enregistrées et émanant des citoyens), la souveraineté numérique de l’UE, l’Europe de la Défense... Pour aucun de ces sujets, les intervenants n’eurent à botter en touche, démontrant (s’il le fallait) la polyvalence et l’intensité de l’action des élus engagés pour l’Europe.

La conclusion qui ressort de cet échange semble claire. Guidés par la PFUE, l’UE semble prête à évoluer, se transformer pour faire face aux nombreux défis qui l’attendent.