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Brexit : ce dont l’Europe a besoin, c’est une refondation

À la veille du référendum britannique, les Démocrates européens rappellent leur attachement à l’idée d’une profonde refondation de l’Union européenne sur des bases démocratiques. Quel que soit le choix du peuple britannique, les dirigeants européens doivent comprendre que le fonctionnement de l’Union européenne exige des changements profonds.

Pour le co-président du Parti Démocrate européen, François BAYROU, « il est bien que l'on se trouve devant un obstacle qui nous oblige à nous poser la question de ce que nous sommes, de ce que nous voulons, de comment nous prenons nos décisions, de pourquoi nous avons gardé les peuples en lisière éloignés des décisions. C'est utile, c'est le moment où jamais ! Plus rien ne sera comme avant et en tout état de cause il faudra que nous assumions ! »

Le président du MoDem ajoute : « Il faut une refondation de l'Europe en pensant que ce n'est pas une technocratie mais une démocratie, ce que les chefs de gouvernement ont oublié depuis longtemps en croyant que la question européenne se jouait entre eux ! »

La secrétaire générale du PDE Marielle de Sarnez estime que le passage nécessaire d’une Europe économique à une Europe politique « nécessite une Europe avec du courage politique et de la vision ». « Aujourd’hui, l’Europe n’avance plus. Si on prend, par exemple, la question des réfugiés, des migrations – qui est très traitée en Grande-Bretagne dans la campagne pour le référendum – on voit bien que l’Europe, c’est-à-dire les chefs d’Etat et de gouvernement européens ont été dans l’incapacité absolue d’anticiper, d’organiser une politique d’asile qui soit humaine, cohérente et raisonnable ».

Elle propose d’avancer avec ceux qui ont une monnaie en commun. Après la mise en place de la monnaie unique, il aurait fallu construire une économie en commun, mais aussi une harmonisation du droit social, pour ne plus avoir de dumping, pour ne plus avoir de concurrence déloyale entre les pays. » Cette Europe politique devra donc probablement être constituée de ce « noyau de ceux qui l'ont toujours voulue ». Il faut notamment que le Parlement européen s’affirme et que les parlements nationaux « jouent leur rôle », rappelle la vice-présidente du groupe ADLE au Parlement européen. Nous ne pouvons plus « continuer comme ça, à gouverner dans une espèce de huis clos du Conseil européen et des chefs d’Etat et de gouvernement qui prennent des décisions à Bruxelles sans que les citoyens et les représentants légitimement élus par le peuple n’y soient associés », ajoute-t-elle.

Et François Bayrou de conclure : « les chefs d'État et de gouvernement ont le devoir, l'obligation, de nous rendre compte de ce qu'ils pensent et de ce qu'ils font. Le silence, l'obscurité, l'opacité dans lesquels ils s'enferment sont une manière de saper l'Union européenne. C'est pour cela que l'on en est là aujourd'hui. Notre devoir est clair : reconstruire. C'est toujours bien de reconstruire plutôt que de laisser se déliter les choses. »

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