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Istvan Serto-Radics at demosntration in Vasarosnameny

Un été intense pour notre membre hongrois

Cet été, Új Kezdet a été très occupé. Le gouvernement autoritaire d'Orban a continué à détruire les dernières institutions de la presse et de la culture libres.
Laurence Farreng EP

Relance culturelle européenne : une résolution forte et ambitieuse

La résolution portée par la députée européenne française Laurence Farreng, portant sur la relance culturelle européenne est le premier texte de ce mandat du Parlement sur la culture.

1 an au service de l'Europe

Depuis un an maintenant, ils défendent la vision de l'Europe promue par le Parti Démocrate européen et tous les Démocrates européens.

François Bayrou, nouveau Haut-Commissaire au plan en France

François Bayrou
Screenshot BFM

Notre président, François Bayrou, est nommé Haut-Commissaire au plan en France, fonction voulue par le Président de la République, Emmanuel Macron. Il était l'invité de Jean-Jacques Bourdin dans la matinale BFM TV/RMC ce jeudi 3 septembre pour expliquer ce nouveau rôle. 

Retrouvez ci-dessous des extraits de cet entretien.

C'est une réponse à la dictature de l'instant ?

C'est exactement, au mot près, cela, c'est la juste définition. Nous vivons, vous vivez, vous en êtes un des acteurs majeurs, avec la seule préoccupation de l'immédiat, de l'instantané, du scandale, de l'accident, de la mise en cause, de la mise en accusation, de qu'est-ce on va faire ?

J'ai écrit dans un de mes livres : Les chinois gouvernent à 30 ans et nous parfois même pas à 30 jours.

Nous les pays occidentaux et nous la France.

Or, pour la France, ceci est vital. Ce que les Français ont vu pendant cette épidémie, ce n'est pas seulement que l'on n'était pas prêt, on n'avait pas les masques, on n'avait pas les respirateurs, les tests, on n'était pas prêt, toutes ces choses.

Mais, tout d'un coup, nous avons découvert avec stupéfaction que nous n'avions plus de produits anesthésiques pour les opérations, le fameux curare, il n'y en avait plus en France ni en Europe. On n'avait plus d'antibiotiques, on n'avait plus de corticoïdes, on n'avait même plus de Doliprane, de paracétamol, on n'avait plus de produit pour les traitements contre le cancer.

Ces familles de produits vitales pour la France qui est un grand pays médical, un grand pays de pharmacie, eh bien, tout d'un coup, les approvisionnements étaient rompus.

Alors est-ce qu’un pays comme le nôtre et une union comme l'Union européenne car tout cela concerne évidemment tous les pays de l'Union européenne, comme celui que nous avons construit au long des générations peut être à ce point dépendant d'approvisionnements extérieurs que nous ne contrôlons pas et qui, dans une crise, disparaissent ?

Ce plan, c'est aussi un plan de patriotisme économique.

C'est un plan d'indépendance.

Au fond, on doit viser trois choses, on doit viser l'indépendance du pays et, pour moi, ce n'est pas différent de l'indépendance de l’Union européenne, il y a des productions qui sont des productions vitales et que nous n'assumons plus, que nous avons laissé partir car les arbitrages à l'intérieur des entreprises ou les arbitrages de ceux qui possèdent les entreprises ont jugé que, pour l'entreprise, c'était intéressant de vendre, ce que je comprends très bien. Mais la responsabilité de l'État, c'est de faire que ce soit l'intérêt général qui soit pris en compte et pas seulement les intérêts particuliers des entreprises.

Premièrement l'indépendance.

Deuxièmement, la prospérité. On ne peut pas vivre avec des effondrements de production et d'emplois comme ceux que nous avons rencontrés

Et troisièmement, pour tout cela, il faut un projet de société doit être à mes yeux un projet de justice car vous sentez bien que cela travaille la société française, comme d'autres pays.

Est-ce que ce que l'on fait est juste ou est-ce seulement pour le bénéfice de quelques-uns ?

Ce souci doit être placé au cœur de notre réflexion, une série de questions dont on ne parle jamais dont on ne traite jamais et dont ma mission sera de les défendre dans le débat public.

[…]

Par exemple, les sujets d'indépendance industrielle que j’indiquais à l’instant, on vit tous avec les objets électroniques. Nous sommes incapables d'assurer la production des éléments électroniques indispensables à tous les objets que nous avons sous les yeux.

Si, un jour, il y a une rupture d'approvisionnement, on se trouve devant une crise incroyable.

La décision à mes yeux la plus exemplaire qui ait été prise par l'Union européenne, c'est Galileo.

On a tous des GPS dans nos voitures, le GPS situe votre position par rapport à des satellites. Jusqu'il y a quelque deux ans, ces GPS étaient tous américains.

Il suffisait qu'une décision extérieure à nous coupe le signal, nous n'avions plus de possibilités de diriger nos voitures, nos chars d'assaut, nos avions, etc.

On a construit l'équivalent des satellites américains dans un système européen qui nous rend indépendant qui s'appelle Galileo.

Retrouvez l’entretien en entier sur le site du Mouvement Démocrate