S'inscrire à notre newsletter

Nous sommes convaincus qu'il est temps de refonder l'Union !

Nous avons le devoir de partager le rêve européen avec nos concitoyens, de répandre les valeurs de respect de la dignité humaine, de l'État de droit, de la liberté, l'égalité, la solidarité et la responsabilité.

Il est temps pour les Démocrates de prendre les choses en main.

La conférence sur l'avenir de l'Europe prend forme

Bilbao-rome_1.png
Soazig de la Moissonnière

Le moment est enfin venu : le 9 mai, journée de l'Europe, la conférence sur l'avenir de l'Europe débutera officiellement. Elle durera environ un an, avec des résultats attendus au printemps 2022.

Proposée pour la première fois par le Président français Emmanuel Macron en 2019, la Conférence impliquera les gouvernements nationaux, régionaux et locaux, avec des événements organisés en ligne et en présentiel. D'autres organes, comme le Comité des régions et le Comité économique et social européen, y participeront également. Une plateforme numérique interactive et multilingue permettra d'organiser des débats dans toute l'UE.

Pendant toute la durée de la conférence, tous les sujets seront débattus, y compris le renforcement des processus décisionnels démocratiques au niveau européen. L'objectif est de "relever les défis anciens et nouveaux, tout en renforçant la solidarité européenne", selon la déclaration commune signée par les présidents du Parlement, de la Commission européenne et du Conseil. Dans cette déclaration, les institutions de l'UE se sont également engagées à "assurer le suivi des recommandations formulées par la Conférence", notamment par le biais de la voie législative.

Izaskun Bilbao Barandica, députée européenne basque, a désigné quelques priorités pour la Conférence, en précisant : "Les réformes les plus importantes sont de mettre fin à la règle de l'unanimité, de renforcer le rôle et la capacité de l'Union européenne en résolvant définitivement le problème de ses ressources propres et l'harmonisation des systèmes fiscaux."

La conférence sera dirigée par un bureau exécutif composé de trois représentants de chacune des trois institutions européennes, ainsi que de quatre observateurs au maximum. Le Parlement européen devrait être représenté par Manfred Weber, chef de file du PPE, Iratxe García, chef de file de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates, et Guy Verhofstadt de Renew Europe. Une conférence plénière se réunira au moins tous les six mois, composée des neuf représentants des institutions ainsi que de représentants des parlements nationaux, des citoyens et d'autres parties prenantes.

Il reste à voir si le moment choisi pour la conférence - alors que l'Europe s'efforce toujours de contenir la pandémie, d'atténuer ses graves conséquences économiques et sociales et de généraliser les vaccinations - menacera le succès de la conférence. Il n'est pas non plus certain qu'une année suffise pour s'attaquer aux problèmes structurels dont souffre l'UE.

Certains des plus grands défis auxquels l'UE a été confrontée ces dernières années ont été exacerbés par l'affaiblissement de sa capacité à résoudre les problèmes. L'Europe doit renforcer sa dimension sociale et ses politiques en matière de réfugiés et d'asile, être plus affirmative dans ses affaires étrangères et de défense et, enfin, renforcer ses valeurs européennes afin d'assumer un rôle plus important au niveau mondial. Par conséquent, la Conférence sur l'avenir de l'Europe est à la fois un défi et une opportunité pour tous les Européens de réaffirmer leurs valeurs - paix, liberté, justice sociale, égalité - et de renforcer la position de l'UE sur la scène mondiale.

Le PDE est impatient de participer à la conférence et d'aider à renforcer les processus de participation de la base au cœur de l'UE en impliquant les citoyens individuels, les universitaires et les autorités locales, régionales et nationales. L'eurodéputée Izaskun Bilbao Barandica : "Si nous croyons au projet européen, nous devons avancer dans une profonde démocratisation de l'Union et progresser vers une Europe fédérale. Nous avons besoin d'une Europe construite à partir de la base, dans laquelle la diversité des langues et des cultures est réellement considérée comme un atout et une valeur, dans une Europe qui fonctionne de manière démocratique et efficace."