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Faites attention à ce que vous souhaitez - le boomerang migratoire de Meloni revient en Italie

« Faites attention à ce que vous souhaitez. À la suite de la crise de Ceuta, Giorgia Meloni a été la première à rompre avec la solidarité européenne et à choisir la confrontation avec l'Espagne en suspendant Schengen — pour finalement refouler seulement 21 personnes.
Maintenant, le boomerang revient à une échelle complètement différente. L'Allemagne a rouvert les transferts vers l'Italie, tandis que la Suisse, l'Autriche et la Finlande vont dans la même direction. Et peut-être que le Danemark de Mette Frederiksen commencera bientôt à les renvoyer aussi vers l'Italie ? Selon les règles européennes, plus de 10 000 demandeurs d'asile pourraient finalement être renvoyés en Italie.
L'ironie ? Deux grands pays n'ont pas encore décidé de renvoyer les demandeurs d'asile en Italie : la France et l'Espagne. Il semble que Meloni ait choisi les mauvais alliés — et se soit attirée les mauvais ennemis.
C'est précisément pourquoi la politique migratoire ne peut pas être construite sur la propagande nationaliste et l'illusion que chaque pays peut simplement pousser les gens de l'autre côté de la frontière. Meloni voulait des règles plus strictes et moins de mouvements secondaires. Elle peut difficilement se plaindre lorsque d'autres gouvernements européens exigent que ces mêmes règles soient désormais appliquées à l'Italie.
Ceuta n'était pas seulement un problème de l'Espagne, tout comme Lampedusa n'était pas uniquement un problème de l'Italie. L'Europe a une frontière extérieure commune. La protéger doit être une responsabilité européenne partagée.
Nous avons besoin d'un contrôle européen plus strict de notre frontière extérieure, de politiques d'asile et de retour communes, et d'une solidarité véritable entre les États membres — et non pas de gouvernements utilisant Schengen comme une arme chaque fois que cela convient à leur politique intérieure, sapant ainsi la solidarité qu'ils attendent ensuite des autres.

Meloni voulait des règles plus strictes, moins de mouvements secondaires et plus de retours. L'Europe prend désormais ses paroles au sérieux. Faites attention à ce que vous souhaitez — surtout lorsque les règles que vous exigez pour les autres reviennent à votre propre porte. »

— Sandro Gozi

Membres associés

Sandro Gozi
Secrétaire général
France
Mouvement Démocrate (MoDem)

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