Sandro Gozi: Vučić ne peut pas demander l'Europe tout en démantelant la démocratie
Le Parti Démocrate Européen se félicite de l'adoption par le Parlement européen de sa résolution sur la Serbie, approuvée par 468 voix pour, 116 contre et 79 abstentions.
Le vote envoie un message clair : l'avenir européen de la Serbie reste ouvert, mais il doit reposer sur la démocratie, l'État de droit, la liberté des médias et les droits fondamentaux.
Malgré l'opposition et les abstentions de l'extrême droite et de certaines factions de l'extrême gauche, une large majorité pro-européenne s'est tenue aux côtés des citoyens serbes, des étudiants, des journalistes, de la société civile et des forces démocratiques. Lorsque la démocratie est menacée, les extrêmes choisissent l'ambiguïté. La majorité pro-européenne a choisi l'avenir européen de la Serbie.
Sandro Gozi, Secrétaire général du Parti Démocrate Européen, a déclaré : “Le Parlement européen a confirmé ce que de nombreux citoyens serbes, étudiants, journalistes et forces démocratiques disent depuis des mois - et ce que nous, en tant que Démocrates Européens, avons constamment répété : le principal obstacle à l'avenir européen de la Serbie n'est pas la Serbie. C'est le régime d'Aleksandar Vučić. Après 14 ans au pouvoir, le Président Vučić revendique l'Europe comme un objectif stratégique tout en affaiblissant la démocratie européenne chez lui. On ne peut pas demander de l'argent de l'UE, une légitimité de l'UE et des avantages de l'UE tout en manipulant les élections, en contrôlant les médias, en intimidant les manifestants et en laissant la corruption s'ancrer dans le système. Aujourd'hui, l'Europe n'a pas confondu stabilité et démocratie. Une large majorité pro-européenne a clairement indiqué que la véritable stabilité en Serbie ne peut venir que d'élections libres, d'institutions indépendantes, d'une justice indépendante et d'un débat public libre.”
La résolution exprime une profonde préoccupation quant à la crise politique en Serbie, à la détérioration de l'État de droit, à la pression sur les manifestants pacifiques, les militants et les journalistes, ainsi qu'au manque de progrès sur les réformes clés. Elle demande également que le financement de l'UE soit strictement lié à des progrès concrets.
Gozi a ajouté : “Lors du Sommet de Tivat, la Serbie s'est vue assigner trois priorités claires : une justice indépendante, des élections libres et la liberté des médias. Des changements cosmétiques ne suffisent pas. La Serbie appartient à l'Europe. Mais l'avenir européen de la Serbie doit être construit avec ses citoyens, et non négocié au-dessus de leurs têtes avec un régime qui les réprime. L'Europe doit se tenir aux côtés du peuple serbe, et non du système de Vučić.”
Le Parti Démocrate Européen appelle la Commission et le Conseil à veiller à ce que le processus d'adhésion de la Serbie reste crédible, conditionnel et pleinement ancré dans les valeurs démocratiques de l'Union.
La Serbie appartient à l'Europe. Le régime de Vučić, non.












