Les eurodéputés du PDE fixent le cap pour la nouvelle saison
Il y a pire endroit pour planifier une saison politique qu'un domaine entouré de vignobles dans la campagne belge. Le 1er octobre 2026, le Parti Démocrate Européen a tenu son traditionnel retraite des eurodéputés au Domaine de Biamont à Incourt, à quelques minutes en voiture de Bruxelles. Comme chaque année, cela s'est déroulé juste après la pause estivale et juste avant que l'agenda du Parlement ne se remplisse à nouveau.
Au tour de la table se trouvaient le Secrétaire général du PDE, Sandro Gozi, la Vice-Présidente du Parlement européen Pina Picierno, les eurodéputés allemands Christine Singer et Lukas Sieper, notre eurodéputée basque Oihane Agirregoitia et l'eurodéputé belge Yvan Verougstraete. Les autres membres de notre délégation n'ont pas pu être présents en raison d'engagements de dernière minute.
Après un déjeuner rapide, la délégation s'est immédiatement mise au travail avec deux séances de travail consécutives.
Les batailles qui nous définissent
La première session portait sur le fond. Les eurodéputés ont passé en revue les dossiers politiques et les échéances auxquels nos délégations parlementaires seront confrontées lors des prochaines sessions et ont convenu d'objectifs communs.
La liste sera familière à tous ceux qui suivent le PDE :
- défendre l'état de droit, qui n'est jamais une case à cocher une fois pour toutes;
- une intégration européenne plus forte, et avec elle la réforme des Traités pour abolir le veto national, afin qu'une capitale ne puisse plus prendre en otage les vingt-six autres;
- l'intelligence artificielle, avec ses défis et ses préoccupations, y compris le débat ouvert sur la possibilité que les revenus générés par l'IA puissent contribuer au financement du budget de l'UE;
- l'attention aux territoires et aux peuples d'Europe : ses régions, ses communautés locales et la riche diversité des cultures et des langues qui font de l'Union ce qu'elle est, car l'Europe se construit de bas en haut, pas seulement à Bruxelles;
- la place centrale de l'agriculture dans le chemin de l'Europe vers la souveraineté : un secteur agricole qui nourrit le continent doit être libéré de trop de bureaucratie, et non enseveli sous celle-ci;
- être visible et actif sur les questions qui préoccupent le plus les citoyens, plutôt que celles qui ne passionnent que la bulle bruxelloise.
Moins parler comme Bruxelles
La deuxième session, qui a suivi immédiatement, s'est penchée sur la communication. Les participants ont examiné les résultats récents des canaux du parti et de certains de nos eurodéputés : ce qui a fonctionné, ce qui n'a pas fonctionné, et ce que personne n'a lu au-delà de la première ligne.
La conclusion a été unanime, et pour une fois, l'unanimité était la bienvenue. Notre communication doit être plus simple, plus rapide et plus proche des citoyens, et meilleure pour convaincre les gens. À une époque de slogans et de polarisation, un message centriste et pro-européen doit travailler deux fois plus dur pour se faire entendre. Ce n'est pas une raison de crier. C'est une raison d'être clair.
Construire une équipe à la manière européenne
Les retraites concernent aussi les personnes. Loin de l'agitation des semaines de session plénière, la délégation a eu le temps de faire ce que ces semaines permettent rarement : parler calmement, échanger des idées à travers les langues et les points de vue nationaux, et se rappeler pourquoi nous faisons cela ensemble.
Voix allemandes, belges et italiennes, une famille politique : une image à petite échelle de l'Europe que nous voulons construire. La délégation a quitté Incourt avec un agenda commun, une approche de communication commune et un peu plus d'esprit d'équipe qu'à son arrivée. Saison plénière, nous voici.


















