Non-prolifération de l'IA : le Parlement prend les devants, déclare Gozi
Le vote en Commission des affaires constitutionnelles (AFCO) le 1er octobre 2026 inscrit le principe de non-prolifération des systèmes d'intelligence artificielle à haut risque et nocifs dans le rapport du Parlement sur les aspects institutionnels de l'IA. L'amendement a été proposé par Sandro Gozi, eurodéputé Renew Europe et Secrétaire général du Parti Démocrate Européen.
"La Commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen a adopté mon amendement sur la non-prolifération des systèmes d'intelligence artificielle à haut risque et nocifs," a déclaré Gozi. "Le principe fait désormais partie du rapport sur les aspects institutionnels de l'IA et doit servir de base à toute convention ou traité international en la matière. Le Parlement se positionne ainsi pour mener l'effort de combler une lacune dans les règles mondiales qui laisse actuellement des risques systémiques non contrôlés."
Apprendre de l'ère nucléaire
Gozi a comparé le problème à l'ère nucléaire. "Avec l'énergie nucléaire, le monde a appris tard, et à grands frais, que certaines technologies doivent être réglementées avant de devenir incontrôlables. Avec l'IA, nous pouvons y arriver à temps."
Il a décrit une compétition mondiale entre trois modèles : l'américain, le chinois et l'européen. Selon lui, le modèle européen est "le seul qui concilie innovation et droits". Le présenter aux Nations unies, a-t-il argumenté, "signifie défendre notre démocratie contre les ingérences et renforcer notre compétitivité."
L'Europe devrait tenir la plume
Les règles sur l'IA seront écrites d'une manière ou d'une autre. La question est qui les rédigera. "L'intelligence artificielle offre d'immenses opportunités et des risques tout aussi importants," a conclu Gozi. "Les règles mondiales sur cette technologie seront écrites de toute façon : il vaut mieux que l'Europe tienne la plume."
Pour le PDE, il s'agit de la bonne approche pour une Union qui souhaite être un acteur mondial : protéger les citoyens et les institutions démocratiques sans freiner l'innovation, et faire du mode de gouvernance technologique européen une norme que les autres veulent adopter.






