Bienvenue dans Pulse, la newsletter des Démocrates européens.
Les derniers mois de l’année 2025, tout comme les premiers jours de 2026, ont confirmé ce que le Parti Démocrate Européen signale depuis longtemps : la démocratie est partout soumise à une pression énorme, tant de l'intérieur que de l'extérieur. En Europe et dans le monde, les réflexes autoritaires gagnent du terrain, les équilibres internationaux sont bouleversés et l'ordre mondial fondé sur des règles communes est de plus en plus remis en question. Ce qui se passe aux États-Unis – dont les dernières nouvelles sont préoccupantes – concerne directement tous ceux qui voyaient dans ce pays un modèle en matière de droits et de libertés. Mais ce sont les conséquences de la présidence de Donald Trump sur les équilibres internationaux qui imposent une prise de conscience claire : pour l'Europe, c'est maintenant ou jamais qu'il faut agir. En effet, la nécessité historique d'une Union plus unie, efficace, démocratique, capable d'influencer la scène internationale, souveraine et autonome est de plus en plus évidente. En un mot : plus fédérale. Dans ce contexte international fragmenté, les Démocrates européens continuent d'agir comme une force de résilience démocratique, de défense des valeurs libérales et de réformisme européen pragmatique, en brandissant haut et fort le drapeau de l'État de droit et des libertés individuelles.

Le congrès des Démocrates européens à Bilbao : démocratie, jeunesse et vision globale
Cet engagement a été au cœur du congrès du PDE à Bilbao en novembre dernier, un moment décisif pour l'orientation politique du parti. De la forte mobilisation des jeunes contre l’autoritarisme, à la proposition d'une alliance mondiale pour défendre la démocratie, le congrès a réaffirmé le rôle des Démocrates européens en tant que pont entre les forces démocratiques européennes et internationales. Les protagonistes de ces deux axes de débat ont été, d'une part, les jeunes venus des États-Unis, d'Ukraine, de Serbie et de Turquie, et d'autre part, les invités venus d'Inde et du Japon, qui ont enrichi la discussion d'une perspective véritablement mondiale. Les débats sur l'avenir de l'Europe entre intelligence artificielle, algorithmes et géopolitique, avec les deux discours liminaires de Paolo Benanti et Thierry Breton, ont clairement montré que l'autonomie stratégique, la souveraineté technologique et la gouvernance démocratique sont des éléments indissociables. La présence de nouveaux partis membres et d'invités internationaux a donné un nouvel élan au projet européen, confirmant le PDE comme le foyer politique de ceux qui croient en une Europe ouverte, forte et réformatrice. Comme l'a souligné notre secrétaire général, Sandro Gozi : face aux nationalistes et aux extrémistes qui coopèrent aujourd'hui beaucoup plus que les défenseurs de la démocratie, il est nécessaire de construire une véritable alliance mondiale des Démocrates, une alliance dont les Démocrates européens veulent être la force motrice.
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Nous avions raison : la politique commerciale nécessite dialogue et fermeté
Les récentes tensions géopolitiques ont montré que la clarté et la cohérence sont essentielles et que, face à l'agressivité des politiques de l'administration Trump, il faut répondre avec fermeté, et non avec complaisance. En juillet, le PDE a lancé sa campagne intitulée « Stop the bully » (Arrêtez l'intimidation) et a critiqué l'accord conclu par Ursula von der Leyen dans la résidence privée écossaise du président américain. Le président du PDE, François Bayrou, est revenu sur ce point avec des mots limpides dans les mois qui ont suivi. Mettre fin aux intimidations ne signifie pas fermer le dialogue, mais rejeter les contraintes et les menaces. Les événements récents, des pressions sur le Groenland à l'utilisation des droits de douane comme moyen de chantage politique, ont confirmé le bien-fondé de cette approche. La défense des intérêts européens exige de la crédibilité, de l'unité et la capacité de conjuguer diplomatie et lignes rouges claires, fondées sur le droit international.
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Hongrie : État de droit et alternative démocratique
La Hongrie reste une mise à l’épreuve cruciale pour la démocratie européenne et l'État de droit. Dans ce contexte, le PDE a envoyé deux signaux politiques forts : L’adhésion au Parti démocrate européen du MMN (Mindenki Magyarországa Néppárt), dirigé par Péter Márki-Zay, qui renforce l'opposition démocratique et consolide une alternative clairement pro-européenne dans le pays. Dans le même temps, la demande du PDE d'une enquête européenne sur le dramatique scandale des abus commis à l’encontre de mineurs dans les maisons de correction hongroises, souligne l'urgence d'un contrôle au niveau de l'UE lorsque les autorités nationales ne parviennent pas à garantir les droits fondamentaux. La démocratie ne peut être sélective et la protection des droits fondamentaux, en particulier des personnes les plus vulnérables, doit rester non négociable. Une situation d’autant plus urgente si l'on tient compte du fait que la Hongrie se rendra aux urnes en avril prochain, dans l'espoir de tourner définitivement la page des 16 années de Viktor Orbàn.

Droits des citoyens européens et grands événements mondiaux
Les Démocrates européens ont également placé les droits des citoyens européens au centre de leurs préoccupations concernant les grands événements internationaux. En effet, dans la perspective de la Coupe du monde de football 2026 qui se tiendra aux États-Unis, et à la lumière des événements se déroulant dans les villes américaines où l'usage de la force par l'ICE soulève de graves préoccupations quant au respect des droits fondamentaux, le secrétaire général du PDE Sandro Gozi ainsi que d'autres signataires ont demandé la mise en place de garanties contraignantes pour protéger les équipes et les supporters européens. Les événements de cette ampleur doivent respecter des normes claires en matière de sécurité, de droits et de protection des spectateurs et consommateurs.
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Allemagne : des espaces de dialogue sur l'avenir de l'Europe
L'Allemagne a également été un autre théâtre important du débat politique ces derniers mois. Depuis Ludwigsburg, où le député européen PDE Engin Eroglu a ouvert un nouvel espace de dialogue sur l'avenir de l'Union européenne, à Bavière, où la députée européenne Christine Singer a encouragé un débat sur l'agriculture, le climat et l'avenir des pâturages, le parti a favorisé des discussions inclusives capables de relier les réalités locales aux solutions européennes. La réunion à Bitburg sur le rôle de l'Europe dans le monde, coordonnée par le député européen Joachim Streit, a encore souligné la nécessité d'une politique étrangère cohérente, à la mesure du poids économique et de la responsabilité politique de l'Union. Le débat avec le célèbre journaliste Jan Fleischhauer a souligné l'importance d'un dialogue ouvert entre les institutions européennes, les forces politiques et les citoyens.
En bref : territoires, multilatéralisme et numérique
Parallèlement à ces initiatives principales, le PDE a continué d'agir sur plusieurs fronts. En Guadeloupe, le secrétaire général des Démocrates européens, Sandro Gozi, a réaffirmé l'engagement de l'Europe envers les territoires d'outre-mer, en promouvant l'inclusion et l'égalité des chances. Au niveau mondial, M. Gozi a également souligné la validité des préoccupations de l'Union africaine concernant le désengagement des États-Unis d'importantes institutions multilatérales, réitérant que l'Europe doit renforcer son rôle et son engagement en faveur du multilatéralisme. Dans le domaine numérique, le PDE a appelé à une application stricte de la loi sur les services numériques contre publicité illégale pour les jeux d'argent en ligne, afin de protéger les citoyens et l'intégrité du marché unique, et a formulé des propositions concrètes sur la protection des mineurs.
Alors que l'Europe entre dans une phase décisive, le Parti démocrate européen continuera à relier les idées, les territoires et les forces politiques afin de défendre la démocratie, de renforcer l'État de droit et de mener une réforme réaliste mais ambitieuse de l'Union européenne. Les mois à venir seront cruciaux, et les démocrates européens sont prêts à jouer leur rôle.




